A la découverte de Saint-Didier...
A la découverte de Saint-Didier...

Un village provençal du Comtat Venaissin

Decouverte/L'histoire du Village

L'histoire du Village

L'histoire du Village

 

Petit village du Comtat Venaissin, la première communauté remonterait à quelques 6000 ans avant JC, attestée par des traces néolithiques retrouvées entre Saint Didier et les collines alentours du Beaucet et de Venasque.

Puis l’époque gallo-romaine au IIème siècle avant JC laisse sa trace sous forme d’une villa. Après JC, le christianisme s’implante et apparaissent les premiers évêques de Carpentras puis de Venasque.

 

Le fief de Saint Didier

Le premier écrit faisant mention de Saint Didier date du 11 janvier 1159 dans l’acte de restitution des terres de Raymond V de Toulouse à Raimond évêque de Carpentras.

Il s’agit alors d’un domaine ou d'une demeure seigneuriale entourée de maisons paysannes, propriété des Comtes de Toulouse, résidence secondaire lors de leur passage dans le Comtat. Un régisseur et des domestiques y résidaient probablement en leur absence.

La villa sancti desiderii

En 1224, Raimond VII restitua à Isnard évêque de Carpentras, Saint Didier et les autres fiefs dont il s’était à nouveau emparé malgré l’accord de 1160.

Raimond VII cède au roi de France Louis VIII les terres du Comtat Venaissin et les restitue au Pape comme il était convenu dans le traité de Paris de 1229, puis rendu au Comte de Toulouse sur l’intervention de l’empereur. Un second document date de 1239, Saint Didier est une villa nommée Sancti Desiderii.

Raymond V gardera ses terres jusqu’en 1274 date à laquelle le Comtat Venaissin fut définitivement cédé au Pape et la Villa Sancti Desiderii avec, à part quelques seigneuries détenues par la branche cadette de la famille installée à Venasque. L’évêque de Carpentras inféode Saint Didier à plusieurs coseigneurs, en gardant la suzeraineté suprême.
 

La dynastie des Thézan Venasque

Au XVème siècle: Le 3 février 1483 est célébrée l’union de la descendance de la branche cadette des Comtes de Toulouse, Siffreine de Venasque à Elzéar de Thézan, issu d’une noble famille languedocienne.

C'est une date importante dans l’histoire de Saint Didier, car Siffreine apporte en dot la villa et les terres. C'est en effet sur ces terres que se construira le château sur plusieurs décennies et la famille des Thézan-Venasque gardera le domaine jusqu’ à la révolution.

La seigneurie est divisée en 15 portions par les évêques en 1678 dont trois d’ entre elles occupées par la famille Thézan-Venasque.

Parmi les coseigneurs, on trouve les Seguins-Vassieux, de Guasc, Henri des Blancs, les Limojons, les Cario, les Ferriolis, les Pétris, les Raffelis, Raymond de Modéne, les Tertuelle, les Cheylus, etc.. Les fiefs se transmettent jusqu’ à la révolution où les biens furent confisqués, y compris les biens pontificaux.

On retrouve la trace des Thezan-Venasque sous l’ empire avec en leur possession le château, Tourrasse, Serignane, Moulin St Jean, Pré Buisson, Pré St Jean, Terres Mortes, Jardin Julias, Rambaude, La Brave, des terres à Venasque et Méthamis.

Au XVIème siècle la vie se développe avec la venue d’habitants de Venasque, le premier recensement de la population remonte en 1566 avec 193 habitants et le premier cadastre de «Saint Desdier» date de 1585, les limites avec Le Beaucet sont fixées en 1587, des remparts se construisent, quelques murs sont encore présents à la fin du XVIIème.

Le château

De datation imprécise, mais existant en 1160 sous la forme d’une demeure, porte les traces de la renaissance. On peut y voir la date de 1544 gravée sur une porte d’accès. Le bel escalier à vis rappelle l’époque de François Ier, agrandi au XVIIIème. On y trouve un beau salon Renaissance Louis XIV, restauré au XIXème.

Il est entouré d’un magnifique parc tracé par Lenôtre vers 1665.

Au XVIIIème siècle, le marquis de Thezan-Venasque offre à Saint-Didier une belle avenue de platanes sur la route de Carpentras qui mène tout droit au château, en accord avec les villageois d’entretenir cette belle allée, il leur offre les terres aux alentours et ainsi dote Saint Didier d’une belle entrée désormais praticable par tous les temps.