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Notre Dame des Champs Sainte Garde

Route de Venasque
Chemin de Sainte Garde
84210 SAINT DIDIER

Une chapelle, berceau de la congrégation des prêtres missionnaires

Lors de la construction des oratoires, l'un d'entre eux, selon la légende, ne resta pas en place. Tous les efforts visant à l'implanter à l'endroit voulu furent vains.
Alexandre Martin (1630-1703), curé de Saint-Didier, y voyant un phénomène divin, décida d’édifier à cet emplacement, une chapelle consacrée le 9 juin 1666. Dès lors, la construction d’un bâtiment à côté de la chapelle fut envisagée afin de servir de logement aux prêtres « voulant travailler pour leur salut et pour celui de leur prochain ». Alexandre Martin mit en place une congrégation de prêtres missionnaires et séculiers vivant selon la règle de Saint-François de Paule. Le rayonnement de la congrégation fut tel que Notre Dame du-Laus (près de Gap) et les missionnaires de Sisteron demandèrent leur collaboration. En 1739, le supérieur de la congrégation, Salvador, institua les règles de vie de la congrégation et obtint du pape Benoît XIV une bulle de confirmation en 1743. Lors de la Révolution, les missionnaires, sous la houlette de J.-P. Imbard, refusèrent de prêter serment à la Constitution Civile du Clergé, ce qui entraîna la fermeture et la vente comme Bien National de Sainte-Garde.


Sainte-Garde retrouve sa vocation première


Après avoir appartenu brièvement à un exploitant agricole, l'édifice est revendu à une compa -
gnie de verriers qui fit faillite en 1807. Alors que le bâtiment allait être détruit pour ses pierres, une association de sauvegarde de Sainte-Garde se forme, en 1817, pour en faire un séminaire autorisé par le roi en 1824. Après tous ces rebondissements, le reste du siècle s'écoule dans le calme et la prospérité, gratifiant l'édifice d'aménagements lui donnant son aspect actuel.
Suite à la séparation des Eglises et de l’Etat, le Petit Séminaire, par décision gouvernementale, ferme ses portes en 1906.
La Première Guerre mondiale ne cesse de faire des blessés et la place pour les soigner se fait rare. Ainsi, pour les malades de longue durée, l’ancien Petit Séminaire se transforme en hôpital de guerre spécialisé dans les affections pulmonaires. Puis, dans les années suivantes, un orphelinat laïc départemental y ouvre ses portes. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’armée allemande y instaure un hôpital avant d’y loger une section SS qui, en partant, incendie Sainte-Garde. A la fin de la guerre, toujours fidèle à sa vocation, une Maison départementale de l’enfance est instituée au sein du bâtiment. Mais, très vite, des problèmes de sécurité dus au délabrement de l’édifice, apparaissent. Ainsi, en 1971, un arrêté fait vider les lieux jusqu’à ce que l'Institut séculier Notre-Dame de Vie prenne en charge le domaine.

 

Une chapelle, berceau de la congrégation des prêtres missionnaires

Lors de la construction des oratoires, l'un d'entre eux, selon la légende, ne resta pas en place. Tous les efforts visant à l'implanter à l'endroit voulu furent vains.
Alexandre Martin (1630-1703), curé de Saint-Didier, y voyant un phénomène divin, décida d’édifier à cet emplacement, une chapelle consacrée le 9 juin 1666. Dès lors, la construction d’un bâtiment à côté de la chapelle fut envisagée afin de servir de logement aux prêtres « voulant travailler pour leur salut et pour celui de leur prochain ». Alexandre Martin mit en place une congrégation de prêtres missionnaires et séculiers vivant selon la règle de Saint-François de Paule. Le rayonnement de la congrégation fut tel que Notre Dame du-Laus (près de Gap) et les missionnaires de Sisteron demandèrent leur collaboration. En 1739, le supérieur de la congrégation, Salvador, institua les règles de vie de la congrégation et obtint du pape Benoît XIV une bulle de confirmation en 1743. Lors de la Révolution, les missionnaires, sous la houlette de J.-P. Imbard, refusèrent de prêter serment à la Constitution Civile du Clergé, ce qui entraîna la fermeture et la vente comme Bien National de Sainte-Garde.

Restauré fidèlement, le bâtiment accueille désormais les échanges internationaux de cet institut.

 

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