Le Château
La résidence seigneuriale
La première trace du château figure dans le texte de restitution de Saint-Didier par le Comte de Toulouse à l’évêque de Carpentras en 1159. Dans ce manuscrit, l’édifice, par la dénomination de « villa Sancti Desiderii » apparaît comme un lieu de villégiature encore bien loin de son aspect actuel. Par la suite, les aménagements remontant à la fin XVe - début XVIe siècle, marquent le véritable départ de l’histoire de ce château.
Il s’agit de la période à laquelle la seigneurie de Saint-Didier passe entre les mains des Thézan à la suite du mariage d'Elzéar avec Siffreine de Venasque, dame de Saint-Didier, le 3 février 1483.
Pendant près de trois siècles et demi, ils occupent le château, laissant au fil du temps des anecdotes comme la légende selon laquelle Beaumarchais, ami du marquis de Thézan, écrivit le cinquième acte de son Mariage de Figaro au château.
Peu après, le domaine passe entre les mains des Thézan-Poujols (1779) traversant l’époque de la Révolution sans que l’édifice ne subisse de dommage.
En 1809, il est vendu à la baronne de Suze, puis, le 6 janvier 1814, le château devient la propriété du marquis Pelletier de la Garde faisant affluer en ses murs la haute société. Son fils, Henri Auguste Paul, ruiné, est obligé de vendre.
Le centre hydrothérapique de Saint-Didier les Bains
L’édifice est racheté en 1862 par Adolphe Masson, médecin de profession. Il décide d’installer dans ces lieux un établissement hydrothérapeutique. Le succès de cette entreprise donne à Saint-Didier un prestige et une popularité importante, tant et si bien que le nom du village se trouve compléter par « les Bains », soulignant l'importance caractéristique de cet établissement.
Au début du XXe siècle, en 1901, par alliance matrimoniale, la direction revient au Docteur Masquin qui est amené par la suite à organiser une annexe au lieu-dit La Gardette1 , toujours en fonction aujourd'hui (clinique de Saint-Didier).
Un édifice à l'architecture Renaissance
Si les premiers temps ne démontrent pas la présence d’un château, le XVIe siècle semble celui de la construction véritable comme en atteste l’inscription sur la porte du parc (1544) ; même si, vraisemblablement, l'entreprise fut entamée par les Venasque avant le mariage de Siffreine. L’escalier à vis ainsi que les fenêtres sont de la fin du XVe - début XVIe siècle. Au siècle suivant, une aile est bâtie (avec deux avancées en retour). Cette époque est aussi celle de l'aménagement des jardins dont le soin du tracé est laissé, paraît-il, à Le Nôtre en 1665. Par la suite, les aménagements se portent plus sur l'intérieur du château.
|